• ITW Olivier Walter et Stéphane Lesieur

    ITW Olivier Walter et Stéphane Lesieur

     

     

     

     

     

     

     

     

     

     

    Stéphane Lesieur & Olivier Walter nous parlent de leur roman Le clan du sanglier (Chroniques de la cité d’Arenjun - Livre I)

    Bonjour, Stéphane Lesieur & Olivier Walter, tout d’abord je vous remercie d’avoir bien voulu répondre à ce jeu de question/réponse ;-)

    1. Pouvez-vous vous présenter ?

    Olivier Walter 52 ans, architecte, professeur à l’école nationale supérieure d’architecture de Paris Val de Seine, 3 enfants. Je vis et je travaille principalement sur Paris.

    Stéphane Lesieur, 52 ans aussi. En vadrouille de par le monde depuis 27 ans, principalement en Pologne et un peu en Russie. Je suis analyste financier pour une grande société internationale, marié et nous avons une fille.

    2. L'écriture est-elle votre métier ou en avez-vous un autre ?

    L’écriture est un vieux rêve. Mais je touche à tout, même si l’architecture est ce qui me fait vivre pour l’instant.

    Comme je l’ai signalé je suis analyste financier. Mais j’ai aussi été trader, restaurateur, j’ai travaillé dans la protection de l’environnement, et même dans une Ambassade. Bref, j’aime bien essayer de nouvelles choses. L’écriture est pour l’instant une passion, à défaut de pouvoir être un métier.

    3. Depuis combien de temps écrivez-vous ?

    Écrire pour un livre ? À vrai dire, j’ai commencé en 2007 pour un carnet de voyage avec Pierre Brulhet. Ensuite je me suis mis à écrire une nouvelle pour m’amuser et je n’ai pas pu m’arrêter.

    J’écris depuis toujours. Mon premier texte remonte à quand j’avais 7 ans ; il m’avait même valu un bon point de la part du directeur de l’école primaire où j’apprenais. Mais je n’avais jamais envisagé d’écrire un livre jusqu’à ce qu’Olivier vienne me parler de son projet.

    4. Qu’est-ce qui vous a donné l’envie d’écrire, en général ?

    Le fait d’avoir inventé mes propres scénarii de jeux de rôles et d’avoir suivi les personnages qu’incarnaient mes compagnons de jeux… Dont Stéphane faisait partie.

    Les jeux de rôle ont scellé notre complicité de manière définitive, et cela est bien utile quand on doit écrire à deux. Même si j’ai toujours aimé écrire de courtes choses, c’est quand j’ai lu ce qu’avait écrit Olivier que j’ai compris tout l’intérêt pour nous de travailler ensemble.

    5. Où puisez-vous votre inspiration ? Quelles sont vos habitudes d'écriture ? (heure, endroit, rituel ?...)

    Là, c’est plus compliqué. Tout me donne envie d’écrire. J’ai plein d’histoires qui naissent dans ma tête pour tout et n’importe quoi. Cela va de l’histoire d’amour aux choses les plus déjantées. Des habitudes ? Les lieux, les gens… J’ai écrit plusieurs de mes livres dans le métro. Le Clan du sanglier en fait parti. Je faisais cela aux heures de pointe entre Nation et La Défense sur mon téléphone. Cela a des limites car c’est Stéphane qui a dû reprendre tous les textes après… Le tome II « Serpent » a été fait là où je me trouvais mais sur une tablette. Il faut juste que je sois dans MON calme.

    C’est bien ici que nous sommes très complémentaires. Les idées d’Olivier sont de très loin supérieures aux miennes, donc c’est lui qui en général va se charger du premier jet. J’interviens plus en aval, quand il faut tout remettre en forme et en dégager un récit plus facile à appréhender pour le lecteur. De ce fait, mon écriture est plus basée sur la technicité que sur l’inspiration Quant aux horaires, je suis plutôt du matin, donc j’écris plus facilement en début de journée.

    6. Qu’est-ce qui vous a inspiré pour écrire ce roman ?

    Les Scénarii de jeux de rôles qui ont continué de courir seuls dans ma tête. Je connais les grosses lignes et le reste dépend beaucoup des personnages eux-mêmes. Cela ne cesse de me surprendre.

    Oui c’est cela, les scenarri de jeux de rôle. Olivier avait inventé tout un monde où il nous faisait jouer, et ce sont des histoires de ce monde que nous présentons.

    7. Pouvez-vous nous le présenter, de quoi parle-t-il ?

    Le Pitch est simple et compliqué à la fois. Tout est lié à un évènement traditionnel propre à des tribus, la fête du printemps. En cette occasion, quatre tribus se retrouvent pour renforcer les alliances au travers de plusieurs cérémonies. L’une d’entre elles est une sorte de quête ou les meilleurs jeunes de chaque tribu sont conviés. Mais cette année-là un évènement inattendu se produit, en chemin l’une des tribus est attaquée. La guerre étant proche avec leur voisin, la question se pose de savoir si la quête doit avoir lieu.

    J’ajouterai à cela deux précisions : notre roman se situe dans la veine de la fantasy classique ; on y trouvera un univers médiéval fantastique, avec des nains, des orcs, des mages. Mais comme tout monde, il a des règles propres, et en particulier la conception de la magie est tout à fait originale. Enfin, comme nous avons tous les deux pas mal bourlingué à droite et à gauche, ce roman reflète aussi tout cela et il renferme pas mal d’allusions et de significations cachées ; chamanisme, symbolisme, ésotérisme, les amateurs s’y retrouveront.

     

    8. Si cette histoire est déclinée en plusieurs tomes, combien de tomes comptera-t-elle et à combien seraient espacées les dates de sorties ?

    Il y en aura 3 dans cette série. Cependant, chaque tome peut être lu à part, même s’il vaut mieux avoir lu le tome I avant. Le monde que nous développons est très riche. Nous pourrions en faire une dizaine tous liés entre eux. D’expérience, il nous faut un an entre deux tomes.

    Oui, nous avons de quoi écrire 10 à 12 tomes qui pourront se scinder en 4 ou 5 grandes histoires. Mais Olivier ne cesse de me surprendre avec de nouvelles idées, donc je ne jurerai pas que nous allons en rester là.

    9. Comment sont nés vos personnages ?

    Au démarrage avec le thème de la quête des cinq tribus et les personnages que nous avions eu pour un jeu de rôle d’un soir… Ensuite, les personnages se sont imposés tout seuls.

    Oui, des personnages que nous pensions secondaires prennent un rôle de plus en plus important, ils s’imposent, c’est exactement cela.

    10. Comment avez-vous choisi leurs noms ? Avez-vous d’abord eu l’idée du nom en lui-même ou cela vous est venu après avoir dessiné leur caractère ?

    Encore une fois, compliqué. Nous inventons les noms, parfois pour certain c’est une évidence, pour d’autre cela peu prendre dix minutes de plus. La linguistique imaginaire peut jouer un rôle. Les caractères de chacun naissent durant l’écriture, ils sont très indépendants.

    Nous avons aussi choisi pas mal de noms en allant piocher dans les langues amérindiennes ; cela donne des consonances originales et liées entre elles.

    11. Votre roman est-il totalement fictif ou avez-vous ajouté une part de vous-même ?

    Il y a forcément une part de notre vécu et de notre expérience, sinon ils ne prendraient pas vie. Déjà le jeu, ensuite mon expérience de ce que l’on appelle le chamanisme. Nous sommes aussi tous les deux passionnés d’Histoire, de symbolisme, etc… Par la suite les personnages progressent seul.

    Il y a forcément une part de nous dans chacun de nos livres. Le monde, l’histoire, tout ceci est un fantastique support pour faire passer quelques idées qui nous tiennent à cœur.

    12. Pourquoi les lecteurs devraient-ils lire votre roman, à votre avis ?

    Parce que je pense nous avons cherché une nouvelle manière de voir l’Héroic fantasy. L’univers est très humain et pas vraiment manichéen. Chaque personnage a un passé, l’univers lui-même a un passé. Et nous cherchons toujours à mélanger réalité et fiction. Les rituels, le symbolisme, les traditions, l’humanité etc. Chacun peu faire jouer son imagination avec tout cela, et surtout… C’est réellement un bon livre. Il n’y a aucune prétention là-dedans, je suis très difficile en tant que lecteur et très objectif, même avec notre bébé.

    Parce qu’un roman est une invitation au voyage. Que ce soit notre roman ou un autre, il est important de lire pour savoir rêver.

    13. Ce roman est-il votre premier écrit ou en avez-vous d'autres à votre actif (ensemble ou séparément) ? Si oui, lesquels et de quels genres ?

    Deux à mon actif. « Entre la Terre et Mars » avec Pierre Brulhet, qui est un carnet de voyage sur une expérience de vie sur Mars dans le désert de l’Utah. Et « Contes de l’auberge du Nain Bleu ». Ce dernier était un test pour le salon du livre de Caen, écrit en deux semaines.

    Pour moi ce roman est le premier.

    14. Avez-vous d'autres projets en vue ? Si oui, lesquels ?

    Plein ! La suite. Et puis un polar SF qui est en écriture qui s’appelle « Tubule à disparu », de la SE pure sur la conquête de Mars, une histoire d’amour qui est dans ma tête, un livre sur le chamanisme auquel nous pensons Stéphane et moi, etc.….

    Et aussi une histoire où nous nous servirions de l’heroic fantasy pour évoquer le monde cathare et la croisade contre les albigeois. Mais ce sera sûrement pour bien plus tard.

    15. Voulez-vous rajouter quelque chose pour finir ?

    C’est quelque chose de très motivant d’écrire et d’être lu, mais c’est aussi une chose très fragile. Cela dépend de plein d’éléments extérieurs. Essayer de garder un même niveau d’histoires et d’écriture, voir de l’améliorer est un sacré challenge. Pour nous le but reste avant tout de faire plaisir aux lecteurs.

    Interview " si"

    • Si tu avais une baguette magique, qu'en ferais-tu ?

    Pourquoi ? J’ai perdu la mienne ?

    Je serai obligé de la donner à ma fille. De toute manière elle me la prendrait pour ajouter à sa collection de baguettes magiques Harry Potter.

    • Si tu pouvais vivre à une autre époque, laquelle choisirais-tu ?

    Dans le futur. Être le premier homme à poser le pied sur Mars.

    N’importe laquelle, à l’exception de périodes de guerre. Dans notre premier livre, nous développons un concept qui me tient à cœur qui est celui « d’être à sa place ». Peu importe où elle est, l’important est de l’occuper.

    • Si tu devais revivre une journée sans arrêt, quelle serait-elle ?

    Trois journées : la naissance de mes enfants.

    J’espère ne jamais avoir à vivre une telle situation ; la vie est progression, elle ne revient pas en arrière.

    • Si tu pouvais changer quelque chose dans ta vie, qu’est-ce que ce serait ?

    Rien. Chaque évènement m’a enrichi.

    La réponse que vient de faire Olivier. Parce que c’est aussi la mienne.

     

    Portrait chinois : (donne la réponse et le pourquoi, STP)

    • Si tu étais une chanson tu serais...

    Sound of silence de Simon et Garfunkel. Le monde, la vie.

    Je sais, de Jean Gabin. Parce que tout y est dit.

    • Si tu étais un être surnaturel, tu serais...

    Je suis un homme, un papa, un amant, un chaman, un mage, un homme médecine…
    Moi. Comme tout le monde.

    • Si tu étais un poème, tu serais...

    Djinn de Victor Hugo : Impossible à expliquer, il faut le lire, le voir, le sentir.

    Le Desdichado de Gerard de Nerval. Parce que c’est un des rares poemes dont je me souviens par cœur.

    • Si tu étais un genre littéraire, tu serais...

    La science fiction.Car je m’attendais à avoir l’homme dans l’espace en l’an 2000.

    Un genre pas encore inventé. Juste par amour de l’inclassable.

    • Si tu étais un animal mythologique, tu serais...

    Une Chimère. Parce qu’elle est composée de plein d’autres choses.

    Un corbeau (mythologie scandinave).

    • Si tu étais le personnage d'un roman, tu serais...

    Kasim. C’est une partie de moi.

    Edmond Wells, le mystérieux personnage de la trilogie des fourmis. Parce que son seul livre est transmission.

    ITW Olivier Walter et Stéphane Lesieur

     

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